Ce matin, j’étais d’humeur bricoleuse. Enfin, si on peut parler d’humeur, car j’étais plutôt en quête de la raison pour laquelle la tête de mon lit ne cesse de grincer depuis des semaines. Armée de ma petite boîte à outils, visserie et clé alène en main, je jette un oeil à la notice du lit quand je me fais la réflexion qu’il n’y a vraiment rien de plus froid que le marketing du bricolage.
Au fil du temps, évidemment, les choses ont déjà bien évolué. Castorama notamment fait figure de précurseur avec sa publicité « Réveillez le castor en vous », qui détourne le nom de la marque en l’incarnant à travers un personnage mi animal – mi bricoleur. Côté mobilier, je ne tarirai pas d’éloges sur l’humour d’IKEA, mais j’y consacrerai un billet dédié dans la section « Décryptages com’ ».

Toujours est-il que moi, j’aime bricoler. Et aussi, beaucoup déconner.
Rire de ma non-capacité à monter un meuble, des coups de fil passés à mon père (ce héros) pour savoir si oui ou non, il faut couper le courant avant de brancher le fil bleu sur le domino, ou être sacrément fière de moi quand j’argument sur le fait qu’il faille plutôt une « cheville molly pour accrocher cette étagère, mon chéri ».
Trèves de contrepèteries, ici, j’ai voulu jouer la carte de l’humour en l’associant au secteur du bricolage. Et je t’explique la démarche pour associer clins d’oeil au quotidien et colle à joints.
🔩 CONTEXTE
Client fictif : Enseigne de bricolage « Klou »
Secteur : Magasin de bricolage
Format : Campagne print et digitale
Dans l’univers du bricolage, les marques communiquent souvent sur le thème de l’“efficacité technique” : puissance des outils, expertise, virilité assumée, garantie longue durée.
Mais aujourd’hui, bricoler n’est plus un acte réservé qu’aux pros, ni aux mecs costauds: c’est aussi une activité de week-end, un projet perso, un moment de fierté ou d’échec — et souvent un peu des deux.
On le voit d’ailleurs très bien dans les initiatives menées par les grandes enseignes du type Castorama, qui met en place des ateliers de bricolage dans ses magasins, ou les fournisseurs de meubles en KIT faciles à monter, voir sans outils (paradoxal, d’ailleurs).
La marque Klou souffre de son image technique et froide, et peine à se moderniser pour se faire une voix à l’ère digitale.
Objectif : Repositionner Klou comme une marque plus populaire, drôle, et ultra-accessible — sans perdre son ancrage terrain et sa crédibilité.
💡 concept créatif
Créer une série d’accroches publicitaires qui détournent les objets de bricolage…à coups de jeux de mots bien vissés.
Cette campagne doit pouvoir s’adresser autant aux bricoleur·ses occasionnels qu’aux fans de DIY, sans distinction de genre ni de niveau.
L’humour utilisé est inclusif, populaire et jamais moqueur. Il permet de dépoussiérer l’image du magasin de bricolage classique, souvent vu comme froid ou trop technique.
L’univers visuel est minimaliste : fond uni, objet détouré, typographie directe.
Ce qui prime ici, c’est l’impact immédiat, la connivence, et le sourire en coin.
🛠️ Déploiement
- Affiches print et abribus
- Social ads / bannières du site Web
- Publication sur Instagram et Facebook




✏️ Note d’intention
Ce projet a été conçu comme un exercice de positionnement décalé, pour montrer qu’on peut parler de produits très terre-à-terre avec légèreté.
C’est aussi une manière de démontrer ma capacité à :
- traduire un insight en campagne ;
- imaginer des claims efficaces et mémorables ;
- proposer une identité tonale claire pour une marque fictive.
Parce que parfois, il suffit du bon outil pour en boucher un coin.
La bise bricoleuse,
Ana


Vous en pensez quoi, vous ?